GAP

Le Groupement des Associations de Police regroupe notamment les syndicats de la police genevoise

Les premiers événements ayant poussé les syndicats des policiers genevois à se réunir pour faire face aux attaques du Conseil d'Etat sur les salaires et les conditions de travail datent de 1993. Cette année là, ce fut une alliance timide, de circonstance, après plusieurs années de brouille cordiale ou d'entente inamicale, c'est selon.

En 1995, les attaques diverses redoublèrent d'intensité et il n'était dès lors plus envisageable de poursuivre la lutte sans un minimum de cohérence. Sans disposer de base solide, l'UPCP (Union du Personnel du Corps de Police) et le SPJ (alors sous l'appellation APS, Association du personnel de la sûreté) multiplièrent les rencontres, les séances de travail, les conférences de presse et les assemblées générales extraordinaires, afin de défendre valablement nos acquis sociaux.

Suite à cette expérience plus que positive, il fut décidé de créer une entité à même de promouvoir les actions, entité juridiquement établie sous l'appellation du Groupement des associations de police.

Le GAP était né, mené par l'UPCP et le SPJ sans oublier les gardes d'aéroport (devenu ensuite le SPSI - Syndicat de la Police de Sécurité Internationale), les Service des agents de ville et du domaine public et les agents des communes genevoises. Les fonctionnaires administratifs de la police ont également le droit de siéger.

La fin des années 90 et la suite des luttes ont donné une place prépondérante au GAP à tous les niveaux, syndical, politique et en matière de communication. Le succès genevois a d'ailleurs inspiré nos collègues et amis vaudois qui n'ont pas tardé à comprendre l'intérêt d'une telle force pour affronter les autorités politiques cantonales.

Les combats de haute intensité ayant baissés au début des années 2000, le GAP est tombé presque naturellement en état d'hibernation prolongé jusqu'à cet automne et la perspective d'un budget cantonal 2004 particulièrement difficile, inspirant dès lors les dirigeants des syndicats genevois à le réactiver et de repartir au front, unis et déterminés, clé indispensable du succès.

Olivier Prévosto, ancien Président du SPJ et ancien vice-président du bureau exécutif de la FSFP.

 
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